Depuis la mise en place du nouveau DPE, les logements énergivores menacés d’être interdits à la location ou à la vente sont bien plus nombreux que ce qu’avait annoncé le Gouvernement. C’est ce qu’affirment les professionnels de l’immobilier sur la base des données administrateurs de biens.

Les logements classés G en France étaient estimés à environ 500 000, mais la réalité est tout autre. Le nombre de « passoires thermiques » se situerait plutôt, selon le président de la Fédération national de l’immobilier (FNAIM), entre 800 000 et 1 million.

Le 24 septembre, le ministère du Logement avait annoncé la suspension du DPE pour les logements datant d’avant 1975 afin d’établir un nouveau mode de calcul et d’intégrer au DPE de nouveaux paramètres (consommations énergétiques en matière d’éclairage, de ventilation, nouveaux scénarii météo).

L’établissement des DPE reprendra, pour ces logements, à compter du 1er novembre prochain. Les logements auparavant classés F ou G seront réédités automatiquement par les diagnostiqueurs. Quant aux logements classés D ou E, le propriétaire pourra demander une réédition du DPE, sans frais supplémentaires.

Combien de temps pourra-ton ainsi camoufler la réalité des passoires thermiques ? Plutôt que de « corriger » momentanément le DPE pour l’adapter aux logements les plus énergivores, ne serait-il pas préférable de rénover pour de bon ces passoires thermiques ?

Chacun sait aujourd’hui que la rénovation énergétique est la meilleure solution pour optimiser de façon pérenne la performance thermique des bâtiments – et a fortiori d’améliorer leur DPE -. Elle permet à tous les occupants de logements énergivores de faire des économies de chauffage et de réduire leurs émissions de gaz à effet de serre, et plus particulièrement aux foyers modestes de sortir de la précarité énergétique.