L’Eco prêt à taux zéro, dont la vocation est de financer sans intérêt le reste à charge des travaux de rénovation énergétique, devait s’éteindre le 31 décembre. Les députés ont sagement décidé d’en modifier le destin.

En premier lieu, l’amendement au projet de loi de finances (PLF) déposé par le député LREM Anthony Cellier et adopté ce matin par l’Assemblée prolonge jusqu’à fin 2023 ce prêt bonifié.

Mais le plus important, ce sont les dispositions prises concernant les conditions d’attribution de l’Eco-PTZ. Le plafond est relevé à 50 000 € sur une durée maximum de 20 ans (30 000 € et 15 ans jusqu’à présent). Surtout, il sera possible pour les particuliers de faire leur demande d’Eco-PTZ lors de la constitution de leur dossier sur la plate-forme MaPrimeRénov’. C’est ainsi l’Anah qui gèrera l’instruction technique de la demande. Cette simplification majeure, que le Groupe Les ECO-Isolateurs avait appelée de ses vœux lors de la préparation du rapport Sichel, va enfin soulager les établissements bancaires de la fastidieuse partie technique — vérification des conditions d’éligibilité qui, on peut le comprendre, les rebutait — et leur permettre de distribuer l’Eco-PTZ beaucoup plus largement.

Cette articulation entre MaPrimeRénov’ et l’Eco-PTZ définit un schéma de financement très prometteur.  Il ne manque plus, pour en faire un véritable outil de massification de la rénovation énergétique globale des bâtiments, qu’à rémunérer à leur juste valeur les banques. Pourquoi ne pas créer un programme CEE dédié ? Allez, le MTES, encore un petit effort, nous y sommes presque !