Laura Blomme

Laura Blomme

Responsable Travaux

Son baccalauréat menuiserie en poche, Laura poursuit ses études dans une école du bâtiment et obtient un BTS en agencement, puis complète sa formation par un BTS commercial. Après une première expérience chez un menuisier agenceur, elle est engagée comme chargée d’affaires dans l’isolation industrielle et se familiarise avec le calorifugeage. C’est ainsi qu’elle fait la connaissance de Les ECO-Isolateurs Pro, l’un de ses principaux clients.

 

« Le milieu du BTP me va comme un gant ! J’ai toujours aimé bricoler, faire quelque chose de mes propres mains. J’ai aussi une passion pour l’architecture, les matériaux de construction, tout ce qui touche au bâti. »

 

Le courant passe si bien entre Laura et Samuel Lievens qu’une proposition d’embauche se profile. « Samuel savait que j’étais prête à changer de job. Lorsqu’une place de conducteur de travaux s’est profilée chez Les ECO-Isolateurs Pro, il en a parlé à son directeur, que j’ai rencontré. Cela a tout de suite fonctionné. » Ravie de travailler à nouveau au plus près du bâtiment, Laura s’investit pleinement dans ce challenge. Elle enchaîne les chantiers d’isolation de combles, sols et calorifugeage, principalement pour le compte de syndics de copropriétés et de bailleurs sociaux. C’est la seule femme de l’équipe. Pas de quoi l’intimider ! « Le secteur du bâtiment est encore très masculin, mais cela s’est toujours très bien passé pour moi. Le secret, c’est de ne pas brusquer les choses, ne pas chercher à s’imposer. Il y a toujours une petite gêne au départ, mais on apprend vite à s’apprivoiser. » Conducteur de travaux est aussi un métier physique. D’où l’importance pour Laura de pouvoir compter sur ses équipiers. « Je dois avouer que crapahuter avec une échelle sous le bras n’était pas ma tasse de thé. Mais il avait toujours un gaillard prêt à m’aider. » 

Remarquée pour son sens du management, Laura se voit au bout d’un an proposer le poste de Responsable travaux.  « Je ne m’attendais pas à une évolution si rapide ! » Comment cette promotion a-t-elle été accueillie par les 7 conducteurs de travaux masculins, souvent plus âgés, qu’elle allait maintenant diriger ? « J’ai été très bien acceptée. » Sa grande force en tant que femme, c’est l’organisation. « La technique, ils connaissent. Pour le reste, ils sont un peu perdus. Je suis devenue leur cheffe d’orchestre ! »  En dehors de ces considérations gentiment sexistes, Laura ne voit pas la différence dans son métier entre les femmes et les hommes. « C’est juste dommage que nous ne soyons pas plus nombreuses. Le fait est que peu de femmes pensent être faites pour ces métiers. Je pense que dès le départ, nous sommes stigmatisées. Une femme doit faire un métier de femme. Jamais, dans notre enfance, on ne nous parle des professions techniques, ou soi-disant physiques. »

Laura est fière de réussir sa vie professionnelle dans ce milieu d’hommes, et d’occuper ce poste à responsabilités. L’égalité, elle y tient. Et elle sait que les femmes doivent encore se battre pour l’obtenir. « Je gagne presque autant que mon mari, qui est dans le bâtiment lui aussi. Un jour sur deux, c’est lui qui rentre plus tôt pour s’occuper de notre fils. »

 

L’avenir, Laura le voit avec le sourire. Elle adore son métier, et la rénovation énergétique des bâtiments tertiaires et collectifs a le vent en poupe. Les projets sont nombreux et comme Laura, ambitieux. « Nous partons sur de gros ensembles et intervenons sur l’enveloppe globale avec isolation thermique par l’extérieur, isolation des toitures-terrasses. Vu la quantité de bâtiments à rénover en France, nous en avons pour quelques dizaines d’années ! » Et vu le tempérament de Laura, on pourra compter sur elle pour en rénover une grande partie.